L’optimisation de l’énergie passe par beaucoup de «leviers»: la production d’énergie locale, le stockage et le Demand Response (DR) de manière générale. Quels leviers sont possibles pour un particulier ?

Le DR consiste à modifier la consommation pour répondre à des contraintes, généralement le coût de l’énergie, cette modification peut prendre plusieurs formes:

Je rentre plus dans les détails de ces approches et sur l’état de l’art dans mon manuscrit.
"Monitoring creates visibility, and visibility drives optimization."
Les particuliers n’ont pas beaucoup d’appareils différents et rarement en simultannés. Quand un appareil est mis en marche c’est généralement pour un besoin immédiat. Cela laisse donc peu de marge de manœuvre à la réorganisation. L’optimisation va donc forcément passer par une baisse de consommation globale (efficacité) ou par un déplacement heures pleines, heures creuses (load shifting).
Mesurer va permettre d’identifier des appareils trop consommateur, ou des motifs de consommation que l’on pourrait déplacer : des maintiens en chauffe la nuit, des consommations en veille qui pourraient être évitées…
Dans tous les cas, il faut que l’instrumentation, s’il y en a, coûte moins cher que le gain potentiel.
Cela peut être tentant de chercher à tout mesurer, de cette manière on obtient une vision très fine de tous ses appareils, la part de chacun d’eux dans la facture globale.
Un ancien collègue voulait mesurer la consommation de son imprimante 3D pour savoir l’impact sur sa facture d’énergie et m’a demandé quel matériel installer pour ça.
Avant même de chercher à acheter du matériel de mesure, on peut déjà estimer le gain potentiel; si on considère que en veille l’imprimante (sans parties chauffantes) consomme au maximum 5W: 5W / 1000 × 24h × 365j × 0.2516€/kWh = 11.02€ (43.8kWh) si l’imprimante était utilisée en permanence on aurait une consommation de 11€ pour cet appareil (~44kWh).
Conclusion: acheter de quoi mesurer précisément la consommation coûtera plusieurs années de consommation. Sans parler de coût écologique, il est donc plus raisonnable de mesurer uniquement la consommation globale, ou un départ alimentant plusieurs appareils.



J’essayerais de revenir plus en détail sur le nilm dans un prochain article, en particulier les limites actuelles à identifier certaines catégories d’appareils électriques.
Un compteur expose ses données sans conserver d’historique, il faut donc le requêter régulièrement.
Généralement les compteurs vont exposer des données «électriques» comme la tension, et le courant par phase et la fréquence du réseau.
Pour du pilotage d’appareil le niveau de puissance courant peut suffire mais pour construire un suivi plus global, le niveau d’énergie est indispensable. À la moindre coupure de comunication le compteur «énergie» continuera de s’incrémenter.
Les compteurs les moins chers n’auront pas la partie «énergie» mais uniquement la partie «puissance» qui nécessitera un calcul d’intégral pour seulement estimer l’énergie consommée.
Jeedom, Home-Assistant ou un simple flow Node-RED les solutions sont nombreuses et vont dépendrent de la complexité des scénarios souhaités, du nombre d’appareil IoT à intégrer et de la diversité de leurs protocoles.
Voilà, je voudrais décrire les différences des différents compteurs du marché et quoi regarder en fonction de vos besoins de monitoring.